l’art de la chaux

Le but de cette page est de vous proposer une approche complémentaire sur « l’art de la chaux », ou plutôt « l’art des chaux ».

En effet les ouvrages sur cette matière ne manquent pas ; malheureusement ils sont parfois difficiles d’accès et présentent quelquefois des contradictions dans leurs descriptifs techniques de fabrication artisanale ou de procédés de mise en œuvre de la matière première.

Notre approche se veut différente :
à l’occasion de nos nombreuses interventions au Maroc, nous avons pu assister à plusieurs cuissons de chaux qui nous permettent de vous proposer ces quelques photos.

À notre avis, ce voyage dans l’espace et surtout dans le temps, nous permet de mieux comprendre les procédés de fabrication et d’extrapoler les méthodes de productions ancestrales: éléments qui sont utiles aussi bien pour l’analyse de sites archéologiques, ethnologiques ou pour l’histoire des techniques, que sur la qualité des matériaux produits.
Nous tenons à votre disposition, une photothèque de cuisson de chaux, pour vous permettre de réaliser expositions, publications…

Nous proposons aussi un document en format PDF, rédigé par Luc Nèples, qui est une excellente synthèse pour approcher des connaissances sur les chaux.
Allez voir son site : www.patrimoine-facades.com, vous y trouverez de nombreux conseils et renseignements sur les chaux et leurs utilisations.

Vue d’ensemble :

La partie inférieure du mur blanc ainsi que le gueulard sont rebâtis à chaque fois au mortier de chaux des précédentes cuisson.
Au premier plan, le bois qui servira à la cuisson.
À droite la pièce de veille et de repos du four.
La cuisson durera 3 jours.

Vue de dessus :

La partie supérieure par laquelle le four sera rempli une fois la voûte exécutée, et par laquelle s’échapperont les fumées.
À l’arrière plan, deux autres fours et des champs d’oliviers (dont les déchets de pressage d’olives, les grignons, serviront à la cuisson des céramiques).

Panoramique :

Les tas de pierre à droite en butées sur le haut du four servent de rampes d’accès pour le remplissage manuel et au camion benne.

La gueule :

Le gueulard, reconstruit à chaque cuisson, est réalisé à l’aide de 2 blocs de béton de ciment coulés puis assemblés et liés au mortier de chaux produite à la dernière cuisson.
Un morceau de bois y est inséré en permanence pour limiter les pertes calorifiques de l’ouverture..

Préparation des blocs de calcaire :

L es blocs sont ramassés à quelques dizaines de kilomètres puis acheminés sur le site de production par camion benne. Les plus gros sont ensuite recassés en morceaux d’environ 15 à 20 litres de volume puis placés dans le four.
À l’arrière-plan, la fumée d’un four en marche..

Préparation du bois :

Le bois est acheminé par camion depuis les forêts du Moyen Atlas. Il s’agit de genévriers thuriféres ou de cèdres.
Le bois est fendu à la hache pour pouvoir passer dans le geulard.

Remplissage 1 :

Au premier plan, la rampe d’accès pour accéder à l’intérieur du four.
À l’arrière plan, la base de la voûte en cours de réalisation, s’appuie sur une banquette circulaire de 50 cm de hauteur construite à l’intérieur du four.
Sous le linteau, le mur et le gueulard sont reconstruits à chaque cuisson.

Remplissage 2 :

Durant le montage de la voûte la partie intérieure est remplie de bois et de blocs de calcaire. La partie extérieure est comblée de blocs de petit diamètre (20 à 30 cm).

Remplissage 3 :

La voûte presque finie, est assemblée avec soin et le choix des blocs est déterminant pour la bonne tenue de l’édifice durant la cuisson…à plus de 900°C !
Le remplissage extérieur et intérieur se fait toujours parallèlement.

Remplissage 4 :

Bientôt la fin, l’ouvrier est sorti du trou et prépare la pose de la clef de voûte.

Remplissage 5 :

La voûte est finie, maintenant il faut charger la voûte jusqu’au niveau supérieur.

Les artisans :

Les artisans chaufourniers se reposent avant d’allumer le four.
Ils organiseront des roulements pour alimenter en bois la cuisson durant 3 jours.
Un roulement est effectué sur les trois fours :
un en remplissage,
un en cuisson,
un en vidage.

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